Vente en ligne de médicaments : oui mais … made in France

Malgré l’autorisation donnée aux pharmacies Françaises de vendre des médicaments en ligne, cette activité peine encore à se développer. Cet immobiliste attire alors de nouveaux acteurs qui voudraient bien conquérir ce marché.

Cet article est disponible également en podcast :

C’est une décision qui était attendue à la fois par les pharmaciens et les grandes plateformes de vente en ligne de médicaments. Et le résultat est claire : pour pouvoir vendre des spécialités pharmaceutiques, les sites marchands doivent être forcément des pharmacies physiques françaises.

Voilà en résumé le jugement rendu par la cour de justice Européenne il y a quelques jours. Cette décision a bien sûr suscité des réactions des opposants à l’ouverture de ce marché. Et d’un autre côté les acteurs voulant conquérir la France se sont également manisfestés.

Le monopôle des pharmaciens c’est aussi sur Internet

Vente de médicaments sur internet par des pharmacies en ligne

C’est un peu comme cela que l’on pourrait résumer la situation.

Les représentants syndicaux et des groupements de pharmacie ont, pourrait-on dire, gagné cette bataille devant les tribunaux.

Car le fond du problème est bien là. Éviter à tout pris que de grosses pharmacies en lignes notamment européennes puissent vendre des médicaments aux patients Français.

Et en ligne de mire mais sans directement les citer, Amazon est également visé par ces actions.

Mais pourquoi les pharmaciens français ne veulent pas de concurrence sur internet ?

C’est là tout le paradoxe de la situation. 711 officines en France sont autorisées aujourd’hui à vendre des médicaments sans ordonnance (chiffre ordre des pharmaciens).

Et cette activité en ligne n’arrive toujours pas à décoller. Que doit-on en conclure ? Est-ce que les clients français ne veulent pas acheter leurs médicaments en ligne ? Est ce que cette abondance de l’offre perturbe ce marché ?

Difficile de répondre à ces questions mais dans tout les cas la vente en ligne de médicament ne constitue l’eldorado tant espéré au moment de son autorisation. Beaucoup de pharmaciens se sont engouffrés dans cette opportunités pour finalement un retour sur investissement limité

La solution passerait-elle par une pleteforme commune en ligne ?

Aussi paradoxale que cela soit puisse paraitre, l’une des solutions envisagées par la sérieuse Association française des pharmacies en ligne est la création d’une plateforme de vente en ligne regroupant les pharmacies partenaires.

En fait, il s’agirait d’une sorte de marketplace permettant aux consommateurs de trouver, en un lieu virtuel unique, tous les produits de santé autorisés à la vente. Alors de là à dire “un peu comme Amazon”, cela serait un raccourci trop facile quoi que !

Est-ce que la solution consisterait pas à concurrencer le géant de la vente en ligne en utilisant seulement les armes réglementaires des tribunaux ?

Cette question reste posée…

N’hésitez pas à laisser un commentaire et à nous contacter pour échanger sur ce sujet.

Lien :

Jugement de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) source le quotidien du pharmacien

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